Louis de Foix a consacré 18 ans de sa vie et toute sa fortune à la construction du phare et mourra en 1602 avant d'en voir la fin
Louis de Foix est un ingénieur-architecte français Né à Paris entre 1530 et 1538[1], et mort entre 1602 et 1604, à qui l'on doit le déplacement de l'embouchure de l'Adour de Vieux-Boucau à Bayonne en 1575. On lui doit aussi la construction du phare de Cordouan, à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde, auquel il a consacré 18 ans de sa vie et toute sa fortune. Son fils, Pierre de Foix, reprendra sa succession mais ruiné, il transmettra le flambeau à François Beuscher, ancien conducteur de travaux de Louis de Foix qui termina son œuvre en 1611, soit 27 ans après la signature du contrat passé entre Louis de Foix et le maréchal de Matignon.
Janvier 1582 Louis de Foix commence à travailler au projet de construction du phare de Cordouan. 20 février 1582 Le roi Henri III ordonne la levée de 28 000 écus pour la réédification de la tour de Cordouan. L'imposition doit se faire sur les années 1582 et 1583 et s'exercer sur les généralités de Toulouse et de Limoges, sur les sénéchaussées de Périgord, de Condom, d'Agenois, de Guyenne et de Bordelais. 26 avril 1582 Un arrêté prévoit un droit de 4 sols par tonneau doit être perçu sur chaque barque et navire passant devant la tour. 6 juillet 1582 Le président et les trésoriers de france établis à Bordeaux enregistrent les lettres patentes du Louis de Foix reçoit 33,3 écus par mois de gages. Le roi s'engage à lui verser une récompense à la réception des travaux. 2 mars 1584 Acte de construction du phare de Cordouan co-signé par Louis de Foix, le gouverneur de Guyenne, le maréchal de Matignon, entouré du président du parlement de Bordeaux, du trésorier et de Michel de Montaigne, alors maire de Bordeaux. Louis de Foix s'engage à construire la tour en 2 ans, selon les termes d'un devis établi en 24 articles. Louis de Foix doit fournir les matériaux pour 38 000 écus, plus une récompense de 5 000 écus, et des gages de 400 écus par an. 18 mars 1584 Un lettre du maréchal de Matignon apprend à Henri III les difficultés qu'il a pour obtenir le paiement des 10 000 écus dus à Louis de Foix. Louis de Foix aura recours à des emprunts pour assurer le suivi des paiements aux fournisseurs. La construction du phare est beaucoup plus difficile que l'avait estimé Louis de Foix. Il en résulte une augmentation des dépenses contestée à Bordeaux. Entre 1589 et 1595 Faute d'argent les travaux sont arrêtés. 1594 Le contrat initial est modifié. Louis de Foix s'engage à construire le phare pour 50 000 écus.
De 1782 à 1789 l'ingénieur Joseph Teulère suggéra de rehausser cette tour de 30 mètres En conservant le rez-de-chaussée et les deux étages, et ceci dans le style Louis XVI dont la sobriété un peu sèche contraste avec la richesse des étages inférieurs, qui ont conservé leur décoration Renaissance. Puis, en 1790, l'ingénieur Teulère, après avoir rehaussé le phare à 60 m au-dessus des plus hautes mers, mit au point le premier feu tournant à réverbères paraboliques. Il était constitué de lampes à huile, ou becs d'Argand, et était manœuvré par une machine construite par Mulotin, horloger à Dieppe. Le combustible était un mélange de blanc de baleine, d'huile d'olive et d'huile de colza. Le premier appareil lenticulaire de Fresnel à système tournant, application de l'invention d' Augustin-Jean Fresnel, fut expérimenté à Cordouan en 1823. La lampe à trois mèches concentriques, approvisionnée à l'huile de colza au moyen d'une pompe aspirante et foulante, était placée au « plan focal » de l'appareil. Les travaux de renforcement du bouclier entrepris en 2005 En 1948, l’électrification du phare de Cordouan fut réalisée au moyen de deux groupes électrogènes autonomes - on en rajouta un troisième en 1976 - reliés à une lampe de 6000W en 110 volts triphasé. Le feu fixe, transformé en feu à occultations avec trois secteurs colorés, est situé à 60,30 m au-dessus des hautes mers.
Au Haut Moyen Âge, des Maures de Cordoue auraient installé, à l'entrée de l'estuaire de la Gironde, un comptoir commercial. Pour assurer la sécurité de leurs vaisseaux, et leur permettre de circuler à travers les dangereux courants des passes, ils auraient construit un phare. Le nom du Phare de Cordouan serait dérivé de « Cordoue ». Mais aucun document ne vient confirmer cette hypothèse.
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