Ferry (François) 1649-1701, ingénieur civil, il ne porte aucun titre militaire : Né à Paris en 1649, il appartient au département de la marine dirigé par Colbert, à partir de 1669 . Anobli en 1683 en récompense de ses services, il est successivement directeur des fortifications en Champagne et Picardie. Puis à partir de 1679, en résidence à La Rochelle, directeur général des fortifications des provinces d’Aunis, de Saintonge, de Poitou, de Guyenne, de Navarre et de Béarn, jusqu’à sa mort en 1701. Il est aussi directeur des ponts, chaussées, bâtiments publics et navigation des Généralités de Bordeaux et Montauban. Il possède en outre la charge de trésorier des fortifications de Champagne, dont il a hérité de son père. Il réside à La Rochelle dans un petit hôtel particulier où il a son cabinet de travail. Il est essentiellement un ingénieur-architecte, l’un des plus remarquables du corps du génie. En application des plans de Vauban destinés à renforcer les défenses de la province qu’il dirige, il construit la citadelle de Bayonne à partir de 1680, l’arsenal de Rochefort en 1683, les murailles provisoires de La Rochelle en 1689, le château d’Oléron et il renforce l’île d’Aix. A partir de 1685, il dirige les travaux de rénovation de la citadelle de Saint-Jean-Pied-de-Port. En 1693, il travaille à l’aménagement du port de Bayonne et, en 1694, il fait commencer une jetée dans l’Adour pour en redresser le cours, déblayer la barre située à son embouchure et prévenir les débordements de l’Adour vers Biarritz. La campagne des Pays-Bas de 1697 au cours de laquelle il sert comme Brigadier des ingénieurs l’empêche de poursuivre ce travail. Chevalier de Saint-Louis en 1700. il meurt en activité à La Rochelle en 1701, âgé de cinquante deux ans.
Le nombre des ingénieurs, organisés en deux corps hiérarchisés, s’accrut encore fortement : 250 à 275 en activité au cours d’une même année. Pour mieux choisir les futurs ingénieurs, Vauban organisa un examen qu’il présida dans la mesure du possible. Dès 1669, il structura le corps des ingénieurs en six brigades, comprenant chacune une quarantaine d’ingénieurs. Le commissaire général des fortifications inspectait tous les travaux des deux départements. Lorsque la coordination des ouvrages de toute une province s’imposait, Colbert nommait un « ingénieur général » chargé de diriger les travaux de toute une province, ce fut le cas de François Ferry (1649-1701), ingénieur général des provinces de Poitou, Saintonge, Aunis, Guyenne, Béarn et Navarre, soit de l’ensemble de la côte océane d’Hendaye à l’embouchure de La Loire. Lorsque le marquis de Seignelay succéda en 1683 à son père, le grand Colbert, comme Secrétaire d’État à la marine, l’organisation des fortifications ne fut pas changée. En 1691, après les décès successifs de Seignelay et de Louvois, Louis XIV regroupa les responsabilités des fortifications du royaume en un seul « Département des Fortifications des places de terre et de mer », séparé du Département de la guerre, qui regroupait toutes les fortifications terrestres et maritimes ainsi que tous les ingénieurs du roi en un seul corps dont il confia la direction le 22 juillet 1692, à Michel Le Peletier de Souzy, Conseiller d’État, qui fut nommé « Directeur Général des fortifications », fonctions qu’il conserva jusqu’en 1715. Cette unification permit l’harmonisation souhaitée. Le règne de Louis XIV marqua ainsi véritablement la naissance du corps des ingénieurs du Roy. Créé par Louis XIV en 1691, le département des fortifications fut maintenu par Louis XV. Quand Le Peletier quitta ses fonctions en 1715, un officier de cavalerie, le marquis d’Asfeld, futur maréchal, lui succéda et resta en poste jusqu’à sa mort en 1742.
Outils de charpentier utilisés en construction fin 17 éme siécle
Je n'ai pas trouvé de portrait représentant Ferry Seulement sa signature opposée au bas d'un devis pour la rénovation de la citadelle de Blaye, adressé au Roi
( Nousquetaires du Roi)
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