En 1691, lors de la création du Département des Fortifications des places de terre et de mer confié à Michel Le Peletier de Souzy, Vauban reste, en sa qualité de « Commissaire général des fortifications », l’ingénieur principal du royaume. Fait maréchal de France en 1703 à l’âge de 70 ans, Vauban est mis à la retraite en 1706.
Vauban ,Sébastien Le Prestre, seigneur puis marquis de Vauban
Ingénieur du Roy, commissaire général des fortifications, membre honoraire de l’Académie des sciences, maréchal de France : Né en 1633 à Saint-Léger-de-Foucherets (aujourd’hui Saint-Léger-Vauban) près d’Avallon dans l’Yonne, dans une famille de petite noblesse du Morvan, il commence sa carrière, en 1651 à l’âge de dix-sept ans, en affrontant les armées du roi, comme cadet dans l’armée de la Fronde sous Condé. Fait prisonnier par l’armée royale en 1653, il est retourné et recruté par Mazarin. Sa première mission est de reconquérir en 1654 la place de Sainte-Menehould, à la fortification de laquelle il a travaillé peu auparavant. C’est le premier siège auquel Louis XIV, âgé de 14 ans assiste. En 1655, après avoir fait ses preuves au siège de Landrecies, il obtient son brevet d’ingénieur ordinaire du Roy. Participant à pas moins de quatorze sièges « avec autorité sur les troupes, l’artillerie, les bombes, les sapeurs et les mineurs », sous les ordres du chevalier de Clerville, alors commissaire général des fortifications, il le seconde pendant vingt-cinq ans. Il est blessé plus d’une douzaine de fois, dont au siège de Douai en 1668 où il reçoit un coup de mousquet à la joue gauche dont la cicatrice marquant son visage est visible sur tous ses portraits. Il consacre ainsi sa vie à la conduite de sièges et à la construction de places fortes. Maréchal de camp en 1676, il est nommé commissaire général des fortifications le 4 janvier 1678, en remplacement du chevalier de Clerville. Après le siège de Courtrai en 1683, il assure le salut du royaume en s’emparant en 1684 de la forteresse de Luxembourg. Promu lieutenant-général en 1688, il assiége en cette même année avec succès les places de Philippsburg, Mannheim et Franckenthal, au cours de la campagne de la ligue d’Augsbourg en Palatinat.
Il meurt à Paris le 30 mars 1707 (à 73 ans) Son coeur, conservé jusqu’alors à l’église de Bazoches et miraculeusement non détruit à la Révolution, y est retrouvé en 1804 , porté sur décision de l’empereur Napoléon aux Invalides en 1808, il fut placé au cours d’une imposante cérémonie dans un mausolée érigé à droite sous le dôme vis-à-vis de celui de Turenne
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